Editorial : Pourquoi investir aujourd’hui en Afrique

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Editorial : Pourquoi investir aujourd’hui en Afrique

Le temps et le risque sont deux attributs majeurs qui permettent d’affirmer que la décision d’investissement est un « Sacrifice » d’une valeur présente certaine en contrepartie d’une valeur future plus ou moins aléatoire. L’entreprise d’aujourd’hui est le résultat des décisions d’investissements prises par le passé et l’entreprise future est le résultat ; qu’ils s’agissent des investissements industriels, commerciaux et financiers, la décision d’investissement est capitale à la pérennité et à la croissance d’une entreprise ou organisation dans un environnement donné.

Le continent africain, qui compte aujourd’hui environ 1,3 milliard d’habitants attire et séduit, les investissements étrangers affluent. Y compris dans certains pays du continent jugés à risque, en raison notamment des cas de conflits internes ou des problèmes de gouvernance et des guerres pour les richesses minières, pétrolières et matières premières ou la monnaie.

L’Afrique c’est 54 Pays, qui sont en train de créer la plus grande zone de libre-échange économique au monde, la ZLECA, avec 89 villes de plus d’un million d’habitants à l’horizon 2030, 400 entreprises avec un revenu annuel qui dépasse le milliard de dollars et 122 millions des clients de services financiers.

Selon la Banque mondiale, l’Afrique est le deuxième continent qui a une croissance de plus en plus rapide après l’Asie. Avec une perspective économique qui prévoit une croissance de 4,1% pour les deux prochaines années. Trente-deux (32) pays ont affiché un taux de croissance de 3,6% et plus. Et en dépit d’un climat mondial peu favorable, les économies africaines sont restées résilientes.

Une croissance forte de la consommation et de la classe moyenne, selon McKinsey. D’ici 2025, le marché de consommation représentera environ 5600 milliards de dollars de dépenses. Lesquelles seront faites par les ménages et entreprises en Afrique, où le nombre d’habitants actuellement de 1,2 milliard de personnes devrait doubler d’ici 2050, avec une population active la plus  jeune d’ici 2025.

L’Afrique est la deuxième puissance  la plus attractive pour les investissements avec les services et l’industrie manufacturière, tout comme elle regorge des matières premières considérables et nécessaires à la production et consommation industrielle. Aussi, elle dispose aujourd’hui de 7,1% des réserves mondiales de gaz et a produit l’an dernier 8,1% du pétrole consommé dans le monde, selon la 8ème étude de PwC sur l’industrie du pétrole et du gaz en Afrique publiée en mars 2019.

Avec 30 Millions de kilomètres carrés de terres, soit trois fois la superficie de l’Europe, l’Afrique a un énorme potentiel agricole avec 65% de ses terres arables non cultivées, 25% de terres les plus fertiles et 10% des ressources en eau renouvelables.

Le rapport Doing Business 2019  de la Banque mondiale publié  au mois d’octobre 2018 permet de relever  par exemple qu’il est plus facile aujourd’hui de faire les affaires dans plusieurs pays africains que dans certains pays d’Europe, d’Amérique ou d’Asie. Avec des pays comme  Maurice (20ème) et le Rwanda (29ème)  qui ont pu se hisser dans le top 30 mondial ; faisant mieux que la France (32ème), la Russie (31ème) ou encore l’Espagne (30ème).

Eu  égard à son multiple et non exhaustif potentiel industriel, humain, agricole, minier, ses besoins en Infrastructures (énergétiques, routières, ferroviaires , sanitaires et éducatives)  appellent des investissements importants et pressants. A titre d’exemple, la consommation énergétique en hausse constante est appelée à augmenter de 60% d’ici 2030 d’après PwC. Ces opportunités sont multiples et profitables.  Dans ses tendances du secteur des Technologies, médias et télécommunications en Afrique (2018), Deloitte fait observer que 660 millions d’Africains seront équipés d’un téléphone intelligent  d’ici 2020, contre 336 millions en 2016.

Fort de tous ces atouts et opportunités, il est désormais clair que les Africains et non Africains   doivent désormais investir en Afrique. L’Afrique doit penser son industrialisation et entreprendre de produire pour mieux se nourrir et nourrir  par exemple la Chine, qui souffre aujourd’hui de sa forte industrialisation et de la pollution conséquente de ses terres. La prise en compte des problématiques liées au développement durable doit guider de manière proactive l’investissement sur le continent africain, question de prendre en compte le retour d’expérience de ceux qui ont connu les conséquences néfastes d’une proactivité insuffisante.

Selon le Cabinet International  JMJ AFRICA, « La Solution qui vient de l’Afrique», l’attractivité de l’Afrique en termes d’investissement, les normes et réformes du climat des affaires  imposent également aux entreprises Africaines, de mieux se préparer et s’adapter à la concurrence et la compétitivité et à développer  la culture de la performance constante. JMJ AFRICA  formule les recommandations suivantes : (1) les entreprises Africaines doivent Vivre avec plusieurs business model ou périr : le temps où les entreprises avaient une activité bien délimitée, un seul modèle économique est révolu ; (2) les entreprises Africaines doivent collaborer au lieu de compétir, car la compétition entre entreprises a un coût bien souvent sous-estimé, la collaboration cumule les avantages ; (3) les cadres des entreprises africaines doivent passer 10% de leur temps à créer le futur et 90% à gérer les affaires courantes.

 Patrice YANTHO, Directeur de la publication  et CEO de JMJ AFRICA

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